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photo © Marianne McEwen

À propos

Après une carrière en communication, c’est en 1998 que j’ai commencé à étudier la calligraphie chinoise à l’École d’art de Madame Ngan Siu Mui, maître de grande réputation, auprès de laquelle j’allais m’initier. Son enseignement traditionnel a été pour moi un extraordinaire voyage dans un univers culturel qui m’était complètement inconnu et qui ne cesse de m’émerveiller. 

Pourquoi la calligraphie chinoise ? On me pose souvent cette question. En fait c’est le hasard qui m’y a menée. Alors que je cherchais à renouer avec la peinture que j’avais abandonnée depuis très longtemps, une amie chinoise m’a parlé d’un cours donné par Mme Ngan. Toutefois, comme la peinture chinoise fait appel aux techniques de tracé de la calligraphie, il fallait préalablement les maîtriser. Loin de me rebuter, cette idée me plut d’emblée. À cette époque, j’étais loin de réaliser combien cet apprentissage était long et ardu, et aussi qu’il ne se termine jamais complètement. Mais ça, on ne le découvre qu’au fur et à mesure que l’on progresse.

Et je ne me doutais pas alors à quel point j’allais pénétrer dans un monde d’une richesse inépuisable. Au point même d’en oublier sans regret mon projet d’origine : la peinture. Mais c’est justement ainsi que les Chinois décrivent la calligraphie : une peinture sans image. Cet art plusieurs fois millénaire est vénéré en Chine, il conjugue tous les éléments esthétiques habituels que l’on retrouve dans les autres formes d’art: équilibre, inégalité, contraste, mouvements-repos, rythme, variation, harmonie et même abstraction. Un univers malheureusement plutôt mal connu en Occident.

C’est encore le hasard qui m’a menée à la photographie. J’ai commencé à exposer mes photos des montagnes Huang Shan prises à l’occasion d’un long séjour en Chine, en même temps que mon exposition solo de calligraphie au Centre culturel Yvonne L. Bombardier. Les commentaires positifs m’ont convaincue de poursuivre dans cette voie. Ma démarche est une invitation à arrêter le temps, à ne pas seulement regarder, mais à voir avec ma capacité d’émerveillement devant des choses simples qui ne dévoilent pas leur beauté au premier regard. S’imaginer un tableau dans l’objet d’apparence banale, ses formes, ses couleurs, ses textures, ses reliefs. Je privilégie les meurtrissures du temps dont je me plais à composer des tableaux abstraits.

Et parce que le monde végétal me séduit, je cherche à en prolonger la vie dans mon environnement. Depuis plusieurs années, je confectionne des objets variés faits de cônes et d‘objets séchés. Mes jardins sont aussi un lieu de création. J’en surveille l‘évolution avec curiosité tout au long des saisons.

Bienvenue dans mon univers. 
Françoise Cloutier

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